MARS 2001

BALLET NATIONAL DE PEKIN

 

Cie EXTRA M " Louise on the beach "
Chorégraphie : Marie-Louise Nespolo, en collaboration avec Marco Berrettini
Cette création, dédiée à Michael Landon et Georgina Starr, se nourrit des ingrédients qui ont fait partie de l’adolescence de la chorégraphe et danseuse genevoise. Moment charnière, période intense, univers empreint des années 80, kitsch, ringard, fantaisiste, soi-disant artificiel, dont elle veut s’imprégner pour leur donner une nouvelle existence dans sa vie d’adulte. Cette pièce met en scène trois personnages : Louise, personnage central, l’ange Gardien personnage céleste, intouchable, et le mari qui remplit la fonction du " réaliste ". " Louise on the beach " sera le résultat du frottement entre les deux pôles que sont l’imagination et la réalité.
Théâtre de l’Usine du 26 février au 10 mars à 20 h 30 (dimanche à 18 h)

BALLET NATIONAL DE PEKIN
Direction artistique : Wang Peiying
L’Académie de Pékin est l’unique université de danse de la Chine. Cette institution réputée forme à la danse classique chinoise, à la danse européenne, au ballet européen chorégraphes et interprètes. Les meilleurs d’entre eux sont engagés au Ballet National de Pékin considéré comme la première compagnie de danse de Chine. L’influence de la danse classique chinoise, très acrobatique, donne aux danseurs cette liberté de mouvement et cette extension du corps extraordinaire qui leur font, depuis dix ans, remporter tous les concours internationaux de ballet occidental.
Château Rouge le 6 mars à 20 h 30

GROUPE DACM " Showroomdummies "
Chorégraphie : Etienne Bideau-Rey et Gisèle Vienne
Le corps dansant n’exprime ici aucune intériorité, c’est lui tout en surface qui est intériorité. Il en est de même pour le mannequin. Délivrés de psychologie, corps et corps artificiel s’attirent et se repoussent par leur extrême ressemblance. " Showroomdummies " est née de la rencontre d’artistes venus de la danse contemporaine, des arts plastiques, du théâtre, des arts de la marionnette et de la musique électronique. Ce spectacle d’arts mêlés crée une forme chorégraphique inclassable.
Château Rouge le 12 mars à 20 h 30

centre chorégraphique national - BALLET DE LORRAINE
Sous l’impulsion de leur nouveau directeur, Didier Deschamps, les danseurs du Ballet de Lorraine livrent leur haute technicité et leur grande virtuosité à des chorégraphes aux styles contrastés. Abou Lagraa a signé une pièce très plastique, clairement dessinée. Jean-François Duroure dégage la poésie du corps dans une danse effrontée. Avec une rigueur parfaite, Karole Armitage invente une gestuelle à la fois fluide, lascive et coupante. Créée en 1923 sur un livret de Charles-Ferdinand Ramuz, la chorégraphie aux lignes épurées de Bronislava Nijinska est confondante de modernité.
Château Rouge vendredi 15 mars à 20 h 30 :
" Fly Fly " Chorégraphie : Abou Lagraa
" L’inaccessible chronique " Chorégraphie : Jean-François Duroure
" Le Chat de Schrodinger " Chorégraphie : Karole Armitage

Château Rouge samedi 16 mars à 20 h 30 :
"Fly Fly " Chorégraphie : Abou Lagraa
" Noces " Chorégraphie : Bronislava Nijinska
" Drastic Remix "
Chorégraphie : Karole Armitage

COMPAGNIE MICHELE NOIRET " In Between "
Chorégraphie : Michèle Noiret
La chorégraphe belge Michèle Noiret a tiré de l’eau, l’air, la terre et le feu un vocabulaire personnel pour son " In Between ". D’une scène initiale en forme de joyeux jeu de balle, les danseurs glissent vers la virtualité au contact de leurs ombres, reflets et images filmées. Grâce aux micros placés sur les corps, les écrans et le sol, l’écoute des mouvements amplifie de scène en scène leur irréalité et leur sensualité. De la richesse de ces variations troublantes de naturel naît une confusion sensorielle désarmante et prégnante. Le spectateur n’a alors d’autre issue que d’interroger la validité et la limite de ses perceptions, plongeant avec la chorégraphe dans ce questionnement du sens et des sens.
Forum Meyrin le 17 mars à 18 h

KARINE SAPORTA " Belle, au bois dormant. De larme(s) écarlates "
Chorégraphie : Karine Saporta Dès 6 ans

" La Belle au bois dormant " était entrée dans le répertoire des ballets romantiques avec Marius Petipa ; elle retrouve une audacieuse jeunesse avec Karine Saporta. Endormie au rythme d’une danseuse baroque, cette Belle vit les rêves du repli adolescent. Un sursaut hip-hop radical et gai vient la propulser en 2001. Entre répertoire classique et danse contemporaine, les danseurs russes et français renouent le fil du temps. Le sablier, les sons de mécanismes horlogers, la fée qui énumère les jours écoulés scandent leurs mouvements cousus de rouge et de mauve, de végétal et de chatoyant dans un extraordinaire mélange de costumes. Décidément, la danse déroutante de Karine Saporta est à hauteur de rêve.
Forum Meyrin les 19 et 20 mars à 19 h

COMPAGNIE 47•49 " Prospero "
Chorégraphie : François Veyrunes
Dans ses pièces, François Veyrunes attache toujours beaucoup d’importance à la scénographie. En inventant des spectacles atypiques et facétieux à la gestuelle dégagée de toutes scories encombrantes, le chorégraphe grenoblois se donne les moyens artistiques d’aller au bout de ses appétits. Librement inspirée de La Tempête de Shakespeare, sa prochaine création, entre émotion et fantaisie, s’attachera à révéler, au sens photographique, la poésie sous-jacente à l’apparente banalité de la condition humaine.
Château Rouge le 20 mars à 19 h 30 le 21 mars à 20 h 30

COMPAGNIE NATHALIE PERNETTE
" Le Sacre du Printemps "
Chorégraphie : Nathalie Pernette et Andréas Schmid
" Suite " Chorégraphie : Nathalie Pernette
Cela faisait quatre ans qu’ils n’avaient pas travaillé ensemble. Puis Nathalie Pernette et Andréas Schmid se sont retrouvés pour une version passionnée et rebelle du " Sacre ", pièce mythique. Sur les accords d’un duo de pianistes interprétant la version concise imaginée par Stravinski, les mouvements sous tension et les clins d’œil à Nijinski donnent à cette courte pièce un air d’hommage piqué d’humour.
Nathalie Pernette signe seule les " Suites " pour deux danseurs, un piano et quatre mains sur des musiques de Louvier, Ligeti et Debussy. Cette chorégraphie de la solitude contemporaine prolonge avec une poignante justesse l’hommage à Nijinski jusque dans sa folie.
Forum Meyrin le 22 mars à 20 h 30

LA TIPICA Direction artistique : Juan Cedron
Musique et danse fatales, charnelles et mélancoliques le tango est né en Argentine au milieu du siècle dernier. Créé par les musiciens du Cuarteto Cedron, " La Tipica ", est un grand vaisseau chaloupant, l’orchestre idéal et rêvé pour les élans du corps. Ce spectacle est dédié au tango qui se danse. Par conséquent, le public peut danser.
Château Rouge le 23 mars à 20 h 30

HONEY & MILK "Rythmes ", " Trio " et " Phénomènes de souvenirs "
Chorégraphie : Dora Kiss
Le collectif Honey & Milk est composé de Dora Kiss (chorégraphe) et de François Mützenberg (musicien). Leurs spectacles reflètent la volonté d’unir différents médias et de supprimer les liens hiérarchiques entre les arts. Ils présentent ici trois pièces : " Rythme ", étude sur le rythme et la relation — ou la non relation entre la musique et le mouvement. " Trio ", pièce abstraite pour trois danseurs dont le matériau est directement puisé dans le corps et les personnalités des danseurs. Enfin, " Phénomènes de souvenirs " explore les mécanismes propres à la mémoire. Un travail qui s’effectue à travers le corps et son vécu, des objets familiers et des sons.
Théâtre de l’Usine du 21 au 24 mars à 20 h 30 du 28 au 31 mars à 20 h 30 (dimanche à 18 h)